Brossard, 9 janvier 2026 — L’Association Hôtellerie du Québec (AHQ) dresse un bilan nuancé du temps des Fêtes 2025-2026 et présente des perspectives 2026 prudemment optimistes pour l’industrie hôtelière.
Selon un sondage-éclair mené auprès des établissements d’hébergement, 53 % des répondants se disent satisfaits de l’achalandage durant la période des Fêtes. Parmi ceux-ci, 36 % indiquent une performance supérieure à l’an dernier, tandis que 37 % jugent la situation similaire. À l’inverse, 27 % des établissements rapportent une performance inférieure.

Un achalandage concentré dans certains pôles touristiques
Comme c’est souvent le cas à cette période de l’année, l’achalandage s’est avéré inégal selon les régions. Les régions de Québec et des Laurentides ont été de loin les plus achalandées, suivies de Montréal et des Cantons-de-l’Est. Dans toutes les autres régions, la période des fêtes demeure plus tranquille pour l’hôtellerie, notamment parce que de nombreux Québécois privilégient les rassemblements familiaux et les séjours chez des proches à cette période de l’année. L’industrie entre maintenant dans le mois de janvier, traditionnellement le moins achalandé de l’année.
2026 : des perspectives stables et encourageantes
Les perspectives pour 2026 demeurent positives. 54 % des hôteliers anticipent une année similaire à 2025, qui a été une bonne année pour le secteur, tandis que 33 % prévoient une amélioration. Seuls 12 % anticipent un recul.

Les carnets de réservation confirment une stabilité prudente :
- 58 % des établissements affichent un niveau de réservations comparable à l’an dernier;
- 25 % observent une hausse;
- 16 % constatent un recul.

Pour 2026, les principaux facteurs positifs identifiés par les hôteliers sont :
- Le maintien de la demande touristique intérieure malgré une croissance économique modérée
- Une consommation des ménages qui demeure résiliente, soutenant les séjours de loisirs
- Et un tourisme international favorisé par le taux de change.
À l’inverse, les principaux freins à la performance du secteur demeurent :
- Le manque de main-d’œuvre, qui constitue toujours le principal enjeu structurel;
- Une croissance économique plus faible, qui limite la demande et la capacité de payer de la clientèle;
- Une pression accrue sur les marges des entreprises, et ce, malgré un ralentissement de l’inflation
Ces données démontrent clairement que le secteur est à un point d’équilibre fragile, où les bons résultats peuvent rapidement être compromis sans politiques publiques cohérentes, prévisibles et favorables à l’investissement, à l’attractivité touristique et à la compétitivité des entreprises.
« Le secteur hôtelier québécois livre des résultats solides malgré un contexte exigeant, mais la consolidation de cette performance en 2026 dépendra directement de la capacité collective à agir sur les enjeux de main-d’œuvre, de compétitivité, d’environnement d’affaires et d’équité réglementaire. Le tourisme et l’hôtellerie ne sont pas des dépenses : ils sont un investissement stratégique pour la vitalité économique et régionale du Québec.» conclut Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l’AHQ.




