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Jeudi, 19 mars 2026 – Dans un contexte budgétaire marqué par la prudence et la lutte contre l’endettement, l’industrie hôtelière ressort de l’exercice 2026-2027 avec un sentiment partagé : la satisfaction d’avoir été entendue sur des leviers de croissance comme le PADAT, mais aussi une inquiétude face à l’absence du Palais des congrès dans le Plan québécois des infrastructures (PQI). 

Un gain réel pour le développement 

Une enveloppe additionnelle de 26 millions de dollars sur trois ans a été annoncée afin de bonifier le Programme d’appui au développement des attraits touristiques (PADAT), notre principale demande budgétaire. Bien que nous aurions souhaité une plus grande prévisibilité, nous reconnaissons les efforts consentis pour renforcer ce programme. L’enveloppe de prêts va donc passer: 

  • de 75 à 100 millions de dollars pour 2026-2027 
  • à 75 millions pour 2027-2028 
  • et à 25 millions pour 2028-2029. 

« Ce programme est un levier de croissance essentiel pour nos entrepreneurs afin de demeurer compétitifs. C’est un signal fort. En investissant dans les hôtels et les spas, Québec reconnaît qu’il ne s’agit pas d’une dépense, mais bien d’un moteur de richesse », souligne Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l’Association hôtellerie du Québec et de l’Association québécoise des spas. 

Nous saluons également l’élargissement du PADAT aux nouvelles constructions hôtelières à Québec et Montréal. 

« C’est une avancée structurante qui permettra de moderniser l’offre là où la demande est la plus forte » précise Alupa Clarke, président-directeur général de l’Association hôtelière de la région de Québec. 

Le Palais des congrès : le grand oublié 

Toutefois, cette vision de croissance semble s’arrêter aux portes des grands projets d’infrastructures. Nous déplorons l’absence du Palais des congrès dans le Plan québécois des infrastructures.   

« Le Palais des congrès est un levier économique incontournable pour Montréal et pour tout le Québec. Ne pas l’inscrire au PQI, c’est freiner notre capacité à attirer les grands événements internationaux et à demeurer compétitifs face aux autres grandes destinations. » soutient Dominique Villeneuve, présidente-directrice générale de l’Association hôtelière du Grand Montréal. 

Nous continuerons de talonner le gouvernement afin que le Palais des congrès obtienne enfin la place qu’il mérite dans la planification à long terme de l’État. 

Main-d’œuvre : alerte rouge 

Au-delà des infrastructures, c’est l’enjeu humain qui nous préoccupe le plus. L’industrie touristique a désespérément besoin de sa main-d’œuvre. 

« Si nous perdons nos travailleurs étrangers, c’est la capacité et la qualité d’accueil de nos piliers touristiques qui vont s’effondrer », prévient Véronyque Tremblay. « On ne peut pas soutenir les investissements d’un côté et fragiliser les équipes de l’autre. » 

À propos de l’AHQ  

L’Association Hôtellerie du Québec représente les établissements hôteliers de toutes tailles à travers la province et agit comme porte-voix de l’industrie sur les enjeux stratégiques, économiques et politiques.  

Porte-parole : Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale 
Contact : Camille Massias 
Courriel :communications@hotelleriequebec.com | Téléphone :579-721-6215, poste 4 

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