Brossard, le 30 octobre 2026 – L’industrie hôtelière québécoise génère des retombées économiques majeures, mais évolue dans un marché aux réalités contrastées. C’est ce que révèle une étude réalisée par Mallette à la demande de l’Association Hôtellerie du Québec (AHQ), grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.

En 2025, les dépenses de fonctionnement et d’immobilisation des établissements hôteliers ont généré plus de 3 G$ en valeur ajoutée au PIB québécois, en incluant les effets directs et indirects, et soutenu 38 000 emplois en équivalents temps plein. L’étude porte sur les hôtels, motels et auberges commerciales de quatre unités et plus.

Une industrie aux réalités multiples

Le Québec compte près de 2 000 établissements hôteliers, dont 75 % disposent de moins de 40 unités. L’établissement moyen compte 41 chambres. Le modèle indépendant domine largement, représentant 85 % des établissements. Près d’un hôtel sur deux est situé dans un lieu de villégiature.

Les écarts de performance sont toutefois marqués. En 2025, le taux d’occupation moyen atteignait 68 % à Montréal et 69 % à Québec, contre 54 % dans les autres régions. Il s’établissait à 48 % pour les petits établissements, comparativement à 67 % pour les très grands.

« Derrière les retombées économiques de notre industrie se trouvent des entreprises aux réalités bien différentes. Un petit hôtel indépendant en région ne dispose pas des mêmes moyens ni des mêmes leviers qu’un grand établissement urbain. Il est essentiel de tenir compte de cette diversité pour soutenir la pérennité de notre parc hôtelier et sa capacité à investir », souligne Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l’AHQ.

L’hôtellerie agit également comme point d’ancrage pour plusieurs autres secteurs. 64 % des établissements offrent au moins un service complémentaire à l’hébergement, notamment de la restauration, des bars, des spas et soins de santé, des espaces de réunion ou d’autres activités.

La clientèle d’affaires, un marché à développer

L’étude confirme également l’importance de la clientèle d’affaires, accueillie par 80 % des établissements hôteliers. En 2025, les dépenses des établissements visant à desservir cette clientèle ont généré près de 600 M$ en valeur ajoutée au PIB québécois et soutenu près de 7 500 emplois en équivalents temps plein.

En contribuant à stabiliser l’achalandage hors des périodes de pointe, cette clientèle représente un levier important pour réduire la saisonnalité et soutenir les revenus des établissements, particulièrement en région.

Pour les établissements qui accueillent la clientèle d’affaires, celle-ci représente en moyenne 33 % de l’achalandage et contribue à 28 % de leur chiffre d’affaires.

« L’impact d’un hôtel dépasse largement les nuitées qu’il génère. Lorsqu’un établissement accueille des voyageurs, un congrès ou une rencontre d’affaires, toute une chaîne économique se met en mouvement. C’est particulièrement important dans les régions, où l’hôtel constitue souvent un pilier essentiel de l’écosystème touristique et économique local », ajoute Véronyque Tremblay.

Soutenir la capacité d’investir

En 2025, les établissements hôteliers ont investi 249 M$. Malgré les défis d’exploitation, 48 % prévoient réaliser de nouveaux investissements au cours des trois prochaines années. Ces intentions démontrent la volonté des hôteliers de moderniser leur offre, mais la réalisation de ces projets exige des conditions favorables.

« Pour que les hôteliers puissent concrétiser leurs projets, il faut favoriser l’accès au financement, soutenir la disponibilité de la main-d’œuvre et renforcer la compétitivité de nos entreprises. Cette étude nous fournit des données essentielles pour mieux faire reconnaître la contribution de l’hôtellerie et orienter les décisions qui soutiendront son développement », conclut Véronyque Tremblay.

À propos de l’étude

L’Association Hôtellerie du Québec a mandaté Mallette afin de mesurer les impacts économiques de l’industrie hôtelière québécoise. L’étude évalue notamment les retombées directes, indirectes et induites générées par les dépenses de fonctionnement et d’immobilisation des établissements hôteliers, leur contribution dans les différentes régions touristiques ainsi que l’impact particulier de la clientèle d’affaires.

L’analyse porte sur les établissements hôteliers commerciaux de quatre unités et plus, soit les hôtels, motels et auberges du Québec. Les travaux s’appuient notamment sur un sondage réalisé auprès des membres de l’AHQ en juin et juillet 2026 ainsi que sur des données de l’Institut de la statistique du Québec, du ministère du Tourisme du Québec – maintenant ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Énergie – et de Statistique Canada.


À propos de l’Association Hôtellerie du Québec

L’Association Hôtellerie du Québec (AHQ) est la voix des établissements d’hébergement touristique du Québec. Elle représente et accompagne les hôteliers de tout le Québec, défend activement les intérêts de ses membres et contribue au développement d’un environnement d’affaire équitable, prospère, innovant et durable. 

L’image utilisée a été générée par l’intelligence artificielle.

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Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez contacter :

Emilie Marsolais

communications@hotelleriequebec.com
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