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Brossard, 17 mars 2026 – L’Association hôtellerie du Québec (AHQ) dénonce une annonce fédérale qui, au Québec, se révèle être rien de moins que de la poudre aux yeux. 

Vendredi dernier, certains hôteliers en région accueillaient avec enthousiasme ces assouplissements, notamment la possibilité d’augmenter les seuils de travailleurs étrangers temporaires de 10 à 15%, comme réclamé depuis septembre 2024 par l’AHQ. Mais après analyse, le constat est sans appel : ces mesures n’auront tout simplement aucun effet pour les établissements hôteliers québécois en raison des restrictions imposées par le gouvernement du Québec.

« Je sautais de joie quand j’ai appris la nouvelle vendredi. Je suis même sortie dans les médias pour exprimer ma satisfaction. Mon établissement faisait partie des régions qui pouvaient augmenter les seuils de 10 à 15 %. Mais au final, aucun de mes employés n’a reçu d’invitation dans le PSTQ. Résultat : zéro impact. Ça n’a aucun sens », affirme Joanna Lortie, vice-présidente de l’Hôtel Universel à Rivière-du-Loup.

Une annonce qui ne traverse pas la frontière du Québec

Alors que les hôteliers du reste du Canada bénéficient concrètement de ces assouplissements, le Québec se retrouve une fois de plus à l’écart, freiné par ses propres règles.

La PDG de l’AHQ, Véronyque Tremblay, ne cache pas son incompréhension :

« Ailleurs au pays, cette annonce donne de l’air aux entreprises hôtelières. Ici, elle ne donne absolument rien. On parle d’une mesure qui fonctionne… sauf au Québec. C’est complètement incohérent. »

Le vrai problème : Québec bloque l’impact

Le nœud du problème est clair : l’accès aux mesures est conditionnel au PSTQ, un programme aux critères restrictifs et imprévisibles, qui exclut de nombreux travailleurs actuellement en emploi.

Résultat : même dans les régions admissibles à une hausse de 10 à 15 %, rares sont les entreprises qui peuvent en bénéficier.

« Si le gouvernement du Québec ne priorise pas l’hôtellerie et la restauration, particulièrement dans les régions, on va droit dans le mur. On parle d’entreprises qui vont perdre des travailleurs essentiels uniquement à cause des règles administratives », dénonce l’AHQ.

De plus, et cela relève aussi des choix du gouvernement fédéral, l’exclusion de plusieurs grands centres urbains québécois des assouplissements au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) crée une iniquité majeure.

Assez de demi-mesures

L’AHQ lance un appel clair aux gouvernements :

  • Prolonger immédiatement les permis de travail des travailleurs déjà en emploi
  • Mettre en place des règles prévisibles et adaptées à la réalité du terrain
  • Cesser d’exclure des régions entières pour des raisons administratives
  • Adapter le PSTQ aux besoins réels des entreprises

L’industrie hôtelière ne peut pas fonctionner avec des annonces sans effets.

« Nos entreprises n’ont pas besoin de bonnes intentions. Elles ont besoin de solutions qui fonctionnent. Et en ce moment, au Québec, ce n’est tout simplement pas le cas. »

À propos de l’AHQ 

L’Association Hôtellerie du Québec représente les établissements hôteliers de toutes tailles à travers la province et agit comme porte-voix de l’industrie sur les enjeux stratégiques, économiques et politiques. 

Porte-parole : Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale
Contact : Camille Massias
Courriel : communications@hotelleriequebec.com | Téléphone : 579-721-6215, poste 4

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