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Les associations hôtelières du Québec et l’ARQ s’unissent pour demander la suspension des Études d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT) pour notre industrie

De gauche à droite:  Alupa Clarke pdg de l’AHRQ, Véronyque Tremblay pdg de l’AHQ, Jean Sébastien Boudreault pdg de l’AHGM et Martin Vézina pdg de l’ARQ.

Montréal, le mercredi 11 mai 2022 – L’Association Hôtellerie Québec (AHQ), l’Association des hôtels du Grand Montréal (AHGM), l’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ), l’Association hôtellerie Saguenay-Lac-Saint-Jean (AHSLSJ) et l’Association des hôteliers de l’Abitibi-Témiscamingue (AHAT) avec l’appui de l’Association Restauration Québec sollicitent l’aide du gouvernement fédéral afin de permettre aux hôteliers et restaurateurs du Québec de recruter rapidement des candidats à l’étranger, en suspendant l’obligation de l’EIMT pour les 24 prochains mois, et ce, pour tous les types d’emplois reliés à l’industrie hôtelière et de la restauration.  

Une industrie en crise  

Notre secteur a été et est toujours l’un des plus durement touchés par la pandémie. Les multiples fermetures prolongées des deux dernières années ont mis à mal la confiance qu’avaient nos travailleurs envers notre industrie, et nous les avons observés, impuissants, réorienter leur carrière et quitter définitivement nos hôtels et nos restaurants pour aller vers des emplois moins affectés. En mars dernier, à l’aube de la haute saison, nous estimions à près de 32 000 le nombre de postes à combler en hôtellerie et restauration au Québec, dont 10 mille uniquement en hôtellerie. Notre situation est critique. 

En ce moment, nos hôteliers doivent fermer des étages complets de leur établissement, faute de personnel pour assurer l’offre de services aux clients. Ils refusent des invités, des groupes corporatifs, des événements par manque d’employés. Nos données préliminaires indiquent qu’environ 20 % des inventaires de nos membres resteront invendus cette année, mais nous soupçonnons que le portrait réel soit encore plus inquiétant. Cette crise sans précédent, qui perdure et s’aggrave, est un frein direct à la pleine relance de notre industrie et aura un impact non négligeable sur les retombées économiques de la saison touristique 2022, sans compter qu’elle repoussera notre retour au niveau d’activités de 2019 de plusieurs années.  

Le secteur de la restauration n’y échappe pas. Plusieurs exploitants ne peuvent fonctionner 100 % de capacité, faute de main-d’œuvre. Certains ont éliminé le service du dîner et d’autres ferment au moins deux jours par semaine. Dans le cadre d’une forte reprise de l’industrie touristique, ce manque de main-d’œuvre va avoir une répercussion sur l’expérience client des touristes québécois et internationaux. 

Suspension temporaire de l’EIMT comme sortie de crise 

En tant qu’associations, nous multiplions nos initiatives relatives au recrutement et au maintien de la main-d’œuvre dans notre milieu, mais le fait est que cette problématique touche plusieurs secteurs simultanément. Nous croyons fermement qu’une partie de la solution réside dans l’embauche de travailleurs étrangers ; mais celle-ci ne peut être viable cette année qu’en soulageant les entreprises de devoir fournir une EIMT afin d’accélérer les processus d’embauche et d’obtention de permis de travail temporaire.  

Nous sommes pleinement conscients que l’EIMT constitue une politique administrative de prime abord adéquate et tout à fait justifiable en temps normal, puisqu’elle vise à protéger l’accessibilité et l’opportunité d’emploi auprès des citoyennes et citoyens de notre pays. Ainsi, il va sans dire que nous supportons les principes sous-jacents qui y sont attribuables. Toutefois, la situation actuelle en ce qui concerne la pénurie de main-d’œuvre est on ne peut plus catastrophique. Il nous apparaît donc nécessaire et justifié d’avoir recours à des actions extraordinaires, ponctuelles, efficaces et directes pour pallier le manque de main-d’œuvre, telle que la suspension de l’EIMT pour une période temporaire ciblée.  

Nous pourrions nous baser sur un principe d’exemption déjà̀ établi en immigration, celui « d’avantages importants pour la société canadienne », qui permet d’émettre un permis de travail sans EIMT pour certaines catégories d’emploi. Nos hôteliers et nos restaurateurs ont fait preuve de beaucoup de résilience et d’adaptabilité́ dans les derniers mois, ils espèrent que le gouvernement fédéral saura les entendre et les soutenir dans la recherche de solutions pour assurer une reprise complète et pérenne des activités hôtelières et touristiques.  

Démarches entreprises auprès de plusieurs instances fédérales 

Les associations hôtelières du Québec ont fait parvenir une lettre à la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes en situation de handicap, Carla Qualtrough, avec copie conforme au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, au ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, Sean Fraser et au ministre du Tourisme du Canada, Randy Boissonnault.  


À propos de l’Association Hôtellerie Québec 

L’AHQ existe depuis 1949. Elle est le chef de file de l’hôtellerie au Québec. Elle rassemble les hôtels, gîtes, auberges de jeunesse et résidences touristiques enregistrés dans la province et elle est la seule association sectorielle reconnue par le Ministère du Tourisme du Québec. Sa mission est de représenter, guider, informer et défendre les intérêts collectifs de ses membres afin d’accroître la compétitivité de l’industrie de l’hébergement touristique du Québec. 

À propos de l’Association des hôtels du Grand Montréal  

Fondée en 1949, l’AHGM regroupe plus d’une centaine d’établissements, totalisant près de 20 000 chambres, de trois étoiles et plus situés principalement dans la région métropolitaine. Elle joue un rôle essentiel de catalyseur et de représentation des intérêts de ses membres, qui sont indispensables à la croissance et au développement de l’activité touristique et économique. Elle mobilise, informe et appuie ses membres en faisant la promotion des pratiques répondant aux critères d’excellence parmi les plus élevés au monde. . 

À propos de l’Association hôtelière de la région de Québec 

L’AHRQ est la référence en matière d’aide aux propriétaires et aux gestionnaires de ses établissements d’hébergement, en défendant leurs intérêts ainsi qu’en appuyant moralement toute initiative susceptible de favoriser la prospérité de ses membres ainsi que celle de l’industrie touristique de la région de Québec

À propos de l’Association hôtellerie Saguenay-Lac-Saint-Jean 

L’AHSLSJ est le regroupement représentatif des établissements hôteliers de la région du Saguenay-Lac-St-Jean. Elle a comme mandats de les représenter, de défendre les intérêts collectifs et de fournir des moyens et outils permettant d’améliorer la compétitivité du parc hôtelier. Elle est active aussi auprès des agences régionales en tourisme et des autres instances à travers la province, afin de s’assurer que la réalité régionale soit entendue. 

À propos de l’Association des hôteliers de l’Abitibi-Témiscamingue 

L’AHAT regroupe les hôteliers sur notre territoire afin de supporter nos membres et de faire valoir leurs intérêts au niveau local, régional, provincial et même national.  

À propos de l’Association Restauration Québec 

Fondée en 1938, l’ARQ regroupe les exploitants de la restauration sous toutes ses formes. Elle a plus de 5 000 membres ayant réalisé, en 2019, plus de 6 milliards de dollars de ventes, soit environ la moitié du total des recettes de toute l’industrie de la restauration au Québec. 


Source : Association Hôtellerie du Québec (AHQ)
Contact de presse : Claudie Bérubé 418.801.7663 | communications@hotelleriequebec.com

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