Association Hôtellerie Québec

Augmentation du salaire minimum

Dernière mise à jour par ComAHQ - 16 décembre 2014
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Québec augmente de 0,20 $ le salaire minimum. À compter du 1er mai 2015, le tarif horaire passera de 10,35 $ à 10,55 $. Le salaire horaire des employés à pourboire augmentera aussi. Il grimpera à 9,05 $, une hausse de 15 cents.

Le ministre du Travail, Sam Hamad estime que le gouvernement a trouvé le «chemin de l’équilibre» en fixant cette hausse. Il veut, d’une part, inciter les personnes assistées sociales à retourner sur le marché du travail, tout en évitant, d’autre part, de compromettre la rentabilité des entreprises.

«Notre objectif, c’est d’encourager les prestataires d’aide sociale, particulièrement les jeunes, à retourner sur le marché du travail, a-t-il déclaré en conférence de presse au parlement. La clé: il faut que les gens sachent ou sentent que travailler, c’est plus payant. (…) Le but, ce n’est pas de stimuler l’économie, c’est d’aider les gens au salaire minimum d’avoir un minimum de qualité de vie.»

Le salaire hebdomadaire brut pour une semaine de 40 heures au tarif minimum augmentera ainsi de 8$. Pour un salarié à pourboire, la hausse équivaut à 6$. Le gouvernement péquiste précédent avait aussi haussé de 0,20$ le salaire minimum, à compter du 1er mai 2014. L’année précédente, la hausse avait été de 0,25$. Sur trois ans donc, un salarié au tarif minimum gagnera donc 26$ de plus par semaine.

Le ministre a indiqué qu’une mère monoparentale de deux enfants gagnera 30% de plus en travaillant au salaire minimum à plein temps qu’en recevant de l’aide sociale. M. Hamad ne sait toutefois pas combien de personnes pourraient ainsi être tentées de réintégrer le marché de l’emploi, mais selon lui, ce sera «déjà un encouragement» d’avoir un salaire plus élevé que de continuer de recevoir des prestations d’aide sociale.

L’impact sur la masse salariale des entreprises correspondra à une hausse de 0,04%, une augmentation «minime», a soutenu le ministre. Il ne faut pas créer une contrainte majeure qui empêcherait les entreprises d’embaucher des travailleurs au salaire minimum, a-t-il poursuivi.

Pas moins de 260 000 personnes bénéficieront de cette hausse de salaire en mai, dont 163 000 sont des femmes.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a dit constater une «certaine stabilité» dans les hausses depuis l’an dernier. Dans un communiqué, la FCEI tient toutefois à rappeler que ces hausses «créent toujours des distorsions chez les petits employeurs».

Source : Les Affaires

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