Association Hôtellerie Québec

Un lobbyiste pour AirBnb

Dernière mise à jour par ComAHQ - 21 juin 2014
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Alors qu’un comité consultatif gouvernemental se penche sur la problématique de « l’hébergement illégal », la populaire plateforme Airbnb se paie un lobbyiste pour entamer des démarches auprès de divers ministères et organismes afin d’apporter des modifications à la loi québécoise sur l’hébergement touristique.

Le lobbyiste-conseil Martin Geoffroy aura le mandat de « faire des interventions auprès des titulaires de charge publique » afin de modifier la Loi sur les établissements d’hébergement touristique pour « la rendre conforme aux activités des hôtes de la plateforme communautaire », peut-on lire dans l’inscription ajoutée vendredi au Registre des lobbyistes.

Il est notamment proposé de changer la définition d’établissement d’hébergement touristique afin d’y inclure la mention « logements partagés », ce qui permettrait de réparer « le vide juridique quant à cette définition », précise-t-on dans cette même inscription.

La démarche témoigne « de l’ouverture d’Airbnb à discuter et à travailler avec les joueurs de l’industrie et avec les autorités municipales ou gouvernementales pour trouver une solution aux problématiques qu’il peut y avoir », a exposé M. Geoffroy en entrevue téléphonique, vendredi après-midi.

L’ancien ministre péquiste du Tourisme, Pascal Bérubé, a annoncé en janvier dernier la création d’un comité consultatif sur « l’hébergement illégal » réunissant les différents partenaires liés au secteur de l’industrie touristique.

La Loi sur les établissements d’hébergement touristique prévoit que « toute personne qui exploite un établissement d’hébergement touristique doit détenir une attestation de classification de cet établissement ».

Les contrevenants s’exposent à des amendes variant entre 750 $ à 2250 $ par jour et, en cas de récidive, d’amendes oscillant entre 2250 $ et 6750 $.

Ce ne sont pas les petits joueurs qui sont dans la mire des acteurs de l’industrie touristique, insiste la présidente et directrice générale de l’Association hôtellerie Québec, Danielle Chayer.

« Une personne qui en reçoit une autre contre rémunération une semaine par année, on n’est pas contre ça. On a plus de difficulté avec ceux qui en ont fait un commerce. Il y a des gens qui s’affichent et qui ont deux immeubles qu’ils remplissent comme ça. Donc ça, c’est vraiment déloyal », a-t-elle expliqué vendredi en entrevue téléphonique.

Le ministère du Tourisme s’est montré peu loquace en ce qui concerne le dossier. « Dans le cadre des travaux du comité consultatif sur l’hébergement illégal, Tourisme Québec a eu des échanges avec des représentants d’Airbnb. Tourisme Québec n’émettra aucun autre commentaire à ce sujet tant que les travaux de réflexion ne seront pas terminés », a écrit dans un courriel Guy Simard, conseiller en communication au ministère.

« Quant à l’embauche d’un lobbyiste par Airbnb, Tourisme Québec n’émettra aucun commentaire à ce sujet », a-t-il ajouté.

Le site Airbnb permet à des citoyens de partout dans le monde de louer leur demeure ou leur chambre. Les hôteliers du Québec et des États-Unis, entre autres, l’ont pris en grippe puisqu’ils jugent que cela les prive de revenus touristiques.

Le site Internet de la plateforme fondée en août 2008 à San Francisco, en Californie, affiche quelque 600 000 logements dans plus de 34 000 villes réparties dans environ 190 pays.

Source : Radio-Canada

Articles de référence - contrevenants s’exposent à des amendes, Radio-Canada.

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Crédit photo : La Presse Canadienne
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