Association Hôtellerie Québec

Airbnb fait pleuvoir les millions sur Paris

Dernière mise à jour par ComAHQ - 21 septembre 2015
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Le site de location entre particuliers va lever la taxe de séjour pour la ville de Paris à partir de 1er octobre. Son succès dans la capitale devrait rapporter des millions d’euros à la municipalité. Et des dizaines de millions aux loueurs parisiens qui se sont convertis.

A Paris, de nombreux propriétaires se découvrent une âme d’hôte grâce à Airbnb depuis quelques mois. La capitale est désormais la première ville au monde avec plus de 50.000 offres de location en ligne sur un total de 150.000 annonces en France. A la clé, la possibilité d’augmenter substantiellement ses ressources. Dans le 7ème, par exemple, cette famille a déserté son loft lumineux en juillet et août. A la fin de l’été, sa cagnotte s’élève à 17.000 euros. De quoi s’offrir de belles vacances en Grèce cet été et à Saint-Pétersbourg l’hiver dernier. Depuis le début de l’année, environ 2,5 millions de voyageurs ont été hébergés via Airbnb dont la moitié à Paris. Selon une étude publiée par le site, en octobre 2014, sur son impact économique en France, les locations rapportent en moyenne 300 euros par mois: cette année, quelques 180 millions d’euros pourraient ainsi être redistribués aux loueurs parisiens. Le double dans le reste de la France !

Une manne inespérée

Cette manne inespérée pour les néophytes de l’économie collaborative va aussi profiter à la Mairie de Paris. A partir du 1er octobre, Airbnb collectera la taxe de séjour pour le compte de la municipalité. « Une nouvelle ligne apparaîtra sur le reçu des voyageurs, explique l’entreprise basée à San Francisco dans un communiqué publié ce 25 août. D’un montant de 0.83 euros par nuit et par voyageur, elle correspond à la taxe pour la catégorie ‘meublés touristiques non classés’ qui inclut la taxe municipale et la taxe départementale. Elle viendra automatiquement s’ajouter au montant de la réservation payée par les voyageurs séjournant à Paris et sera reversée directement à la Ville ». La recette pour la mairie pourrait approcher les 10 millions d’euros en 2016.

Par ailleurs, tout un écosystème fleurit autour de cette plateforme d’intermédiation. Comme BnbSitter. Cette start-up française, qui s’affiche comme leader en Europe, propose des services de remise de clé, lingerie et ménage aux propriétaires dans dix villes françaises, ainsi qu’à Barcelone, Madrid et Rome. « Notre activité double d’un trimestre à l’autre, explique Biagio Tumimo, co-fondateur du site. En 18 mois d’existence, nous avons réalisé 25.000 prestations avec nos ‘sitters' ». Tel Théodore Destermes : cet étudiant de 22 ans, au statut d’autoentrepreneur, a gagné 10.000 euros en trois mois. « Un job passionnant mais intense, 7 jours sur 7, 24h/24″, raconte-t-il. Grâce à cet argent, il peut commencer son master sans avoir à travailler 22 heures par semaine, comme l’an dernier. Ou encore Georgia Stein, une hôtesse de l’air de 29 ans.  » Je vole 90 heures par mois ce qui me laisse beaucoup de temps libre, explique-t-elle. Dix jours par mois, je travaille pour BnbSitter ». Un deuxième emploi qui lui rapporte mensuellement 1.800 euros et lui permet de doubler son salaire. Surtout, ces revenus vont lui permettre de lancer, à la rentrée, sa propre start-up dans l’événementiel.

Source : www.challenges.fr

 

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