Association Hôtellerie Québec

Salaire minimum à 15 $ : le revers de la médaille

Dernière mise à jour par ComAHQ - 23 novembre 2016
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Contrairement à certaines idées reçues, augmenter le salaire minimum de manière arbitraire à 15 $ l’heure pour améliorer la condition des personnes à bas revenu provoquera des effets collatéraux plus négatifs que positifs, susceptibles de nuire à ceux dont on espère améliorer le sort.

En effet, ce que beaucoup ne veulent pas voir, c’est le revers de la médaille du 15 $ l’heure.

Les différentes études réalisées sur l’impact d’une augmentation accélérée concluent toutes, à des degrés divers, à des risques de pertes d’emplois et de réduction des heures travaillées, et donc, à une augmentation de la précarité.

Mais ce n’est pas tout. Quels que soient les scénarios d’augmentation, une hausse accélérée du salaire minimum mène à une augmentation éphémère du revenu disponible des ménages, qui s’estompe par la suite en raison d’une diminution du pouvoir d’achat et de l’épargne pour l’ensemble des ménages québécois.

Ce phénomène est le résultat de l’effet combiné d’autres variables socioéconomiques sur lesquelles influe la courbe du salaire minimum. D’ailleurs, quand on pose la question aux entreprises ayant des employés au salaire minimum sur leur réaction face à un salaire à 15 $ l’heure, 62 % prévoient une augmentation des prix et tarifs, 40 % des mises à pied, et 35 % un ajustement de l’ensemble des échelles salariales de l’entreprise. C’est précisément ce que vient de démontrer, hors de tout doute, la plus récente étude économique faite sur le sujet qui utilise les données réelles depuis plus de 18 ans.  Lire l’article complet paru dans La Presse et signé par Yves-Thomas Dorval , président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, et douze autres signataires*, dont le président de l’AHQ, Benoit Sirard

*Signataires : David Lemire, président de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec ; Yves Servais, directeur général de l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec ; Jean-Marie Rainville, premier vice-président de l’Association des producteurs maraîchers du Québec ; Gervais Bisson, représentant de l’Association professionnelle des employeurs de la coiffure du Québec ; Alain Mailhot, PDG, Association des restaurateurs du Québec ; Benoit Sirard, président du conseil d’administration de l’Association hôtellerie Québec ;  Michel Gadbois, président de l’Association québécoise des dépanneurs en alimentation ; Diane J. Brisebois, présidente et directrice générale du Conseil canadien du commerce de détail ; Léopold Turgeon, président-directeur général du Conseil québécois du commerce de détail ; Sylvie Cloutier, présidente-directrice générale du Conseil de la transformation alimentaire du Québec ; Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et Marc Plourde, président-directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec.

Articles de référence - Lire l’article.

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